• à regarder en grand écran pour voir inscriptions

    Une abbaye bénédictine indépendante du pouvoir séculier

    L'abbaye fut fondée dans ce contexte, et sur le modèle de celle d'Aurillac, par une charte rédigée à Bourges le 11 septembre 909 ou 910, par le comte de Mâcon, Guillaume Ier, duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne, qui la plaça sous l'autorité immédiate du pape. Le comte octroya une villa située près de Mâcon à Bernon, abbé de Baume-les-Messieurs et de plusieurs monastères dans la région. Ce fut ce dernier qui choisit le site de Cluny et construisit les premiers bâtiments conventuels avec l'aide de douze moines des abbayes de Gigny et de Baume. L'abbaye fut reconnue comme chef d'ordre par le pape Jean XI, sous l'abbatiat d'Odon en 931.

    Guillaume renonça à tous ses droits sur Cluny et permit à l’abbé d'être choisi par les moines. Il plaça la communauté monastique sous le patronage de l'apôtre Pierre et Paul de Tarse ; Cluny passa sous la protection directe du pape (Serge III) à l'époque. Ce fut une abbaye immunitaire, c'est-à-dire qu'elle était indépendante à la fois de l'évêque et des seigneurs de la région, et elle ne devait obéissance qu'au pape. Cet élément joua un grand rôle dans le développement de l'abbaye.

    Lors de la fondation, le comte imposa enfin le respect de la règle bénédictine et attendit que les moines priassent pour

    Intérieur de l'Abbaye de Cluny

    son Salut :


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  • à regarder en grand écran pour voir inscriptions

    L'abbaye de Cluny, en Saône-et-Loire, fut fondée le 2 septembre 909 ou 910 par le duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne Guillaume Ier. Cluny est le symbole du renouveau monastique en Occident ; l'abbaye fut un foyer de réformation de la règle bénédictine et un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique. Il n'en subsiste aujourd'hui qu'une partie des bâtiments, faisant l'objet de protections au titre des Monuments historiques et gérés par le Centre des monuments nationaux. Les bâtiments de l'abbaye abritent depuis la fin du XIXe siècle l'un des huit campus d'Arts et Métiers ParisTech, grande école d'ingénieurs

    Contexte : la France au début du Xe siècle

    Vers 900, la France était dirigée par la dynastie carolingienne ; mais sous la pression des attaques vikings et sarrasines, l'autorité royale s'était fortement affaiblie et les princes territoriaux et les seigneurs avaient pris leur indépendance de fait. L'effacement du pouvoir royal était particulièrement prononcé au sud. Dans le Mâconnais, où se trouve le site de Cluny, les seigneurs châtelains et immunistes contestèrent le pouvoir et choisirent les prélats. L'Église fut prise dans le système féodal et dans l'affrontement entre moines et évêques au sujet des dîmes. Le clergé régulier fut particulièrement touché par la crise : de nombreux monastères furent victimes des raids scandinaves et de l'accaparement des aristocrates. La crise était aussi morale puisque la règle de Benoît de Nursie n'était plus respectée à la lettre. Écrite au VIe siècle, la règle bénédictine prévoyait que les moines fussent dirigés par un abbé et qu'ils partageassent leur temps entre la prière et le travail manuel. Au début du IXe siècle, Benoît d'Aniane tenta de la diffuser dans tous les monastères de l'empire carolingien. Mais le travail manuel fut délaissé au profit de la prière. Les laïcs nommèrent des abbés qui leur furent fidèles et contrôlèrent par là même les domaines fonciers des établissements réguliers.

    A suivre demain l'intérieur

    L'abbaye de Cluny


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  • Village de la Rochepot

    Le château de La Rochepot est un château fort de style néogothique-bourguignon du XIIIe siècle, remanié au XVe siècle, entièrement restauré au XIXe siècle, avec tuile vernissée de Bourgogne à La Rochepot en Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté.

    Historique

     Au XIIIe siècle le château fort de La Rochepot est construit sur les ruines du château incendié du XIe siècle du seigneur de Montagu Alexandre de Bourgogne (1170-1205) (fils du duc Hugues III de Bourgogne) dont des ruines subsistent dans la forêt alentour.

    En 1403 de retour de croisades, le seigneur Régnier Pot (chambellan du duc Philippe II de Bourgogne et chevalier de la Toison d'Or) achète le château, alors nommé « Château de La Roche Nolay » et lui donne son nom puis le transmet à son fils le seigneur Jacques Pot qui le transmet à son tour à son fils au seigneur Philippe Pot.

    Au XVIe siècle le maréchal de France Anne de Montmorency (qui possède plus de 130 châteaux) devient propriétaire de ce château.

    Au XVIIe siècle le cardinal de Retz Jean-François Paul de Gondi hérite du château puis le revend en 1644 au chevalier et premier président du Parlement de Bourgogne Pierre Legoux de la Berchère.

    Joseph Blancheton en est le dernier seigneur.

    En 1789 à la révolution française le château renommé « Château de La Roche Fidèle », est déclaré bien national puis est, en partie, démantelé par des démolisseurs. Privé de son donjon, le domaine passe de main en main.

    En 1893 Cécile Carnot (épouse du président de la République Sadi Carnot) achète les ruines et les offre à son fils aîné, le colonel d’infanterie Sadi Carnot (1865-1948) qui entreprend durant 25 ans une importante restauration historique méticuleuse dans l’esprit du XVe siècle .

    En 2013, certaines parties du château sont inscrites au titre des monuments historiques et, en 2014, le château, les dépendances et le parc sont classés.

    Le château est, à ce jour, toujours la propriété des descendants de la famille Carnot et est ouvert au public.

    Le château de La Rochepot

     

    .

     


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  • Quelques fleurs de mon jardin

    Quelques fleurs de mon jardin

    Les pâquerettes ont envahi la pelouse de notre petit parc !

    *******************

     LE PRINTEMPS

     
    Les jonquilles en ombrelles,
     Couvrent les crocus frêles.
     L’astre soleil qui passe,
     En bleu les colore à voix basse.
     La terre se tâche de jolis points vert,
     Resplendissante sous l’éther,
     Tandis que la marre solitaire,
     lave les nénuphars volontaires.
     
    Les belles violettes en avant-garde,
     Ouvrent leurs cœurs bleu de sarde,
     C’est une splendeur universelle,
     Au cœur des yeux, des étincelles
     Elles éclairent le ciel de bleu,
     Celui qui chante dans les yeux.
     Alors toutes les voix de l’âme,
     En chœur aux yeux des femmes,
     Chantent leur beauté printanière,
     Ainsi qu’aux fleurs rayonnantes de la terre.
     Pour que le printemps qui commence à vivre,
     Ouvre grand ses bras de la floraison qui nous enivre

    Quelques fleurs de mon jardin


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  • Joyeuses Pâques à toutes et à tous

    Meilleurs Voeux Pâques

    En cette belle saison,
    Le soleil fait danser
    Ses doux rayons,
    Et le vent aime chanter
    Une tendre chanson...

    C'est le grand réveil
    Miraculeux de la nature,
    Qui émerveille par la beauté
    De sa verdure,
    La pureté d'un ciel d'azur,
    Et qui est un appel
    À une vie nouvelle! 

    "Hélène"

    Joyeuses Pâques à toutes et à tous


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  • Petit théâtre dans ancien four de la cristallerie

    La scène

    Le plafond de la coupole en trompe l'oeil


    Les quatre saisons

     Les loges

    C'est entre 1905 et 1910, que l'architecte Sanson et le Peintre Felz transformèrent
    les anciens fours de la Cristallerie. Le four Est, ici à gauche, situé dans le prolongement
    de l'aile de la Marine, et appelé Tour de la Marine, perdit sa fonction de réservoir
    d'eau potable, et devint théâtre de poche.

    Dès l'entrée, vous serez surpris (séduit ?) par les teintes et les ors du Petit Théâtre. Surpris aussi par la hauteur de la coupole, qu'on n'imagine pas dans ce bâtiment conique... Normal, c'est un magnifique trompe-l'œil. Le dôme n'est qu'à deux mètres au-dessus de la corniche !
    Sous la coupole les masques du théâtre grec, puis des bas reliefs représentant les saisons.
    Les colonnes sont creuses, métalliques, recouvertes de bois. Elles participent à l'accoustique du lieu.
    Un rideau avec cordons et glands (également peints en trompe-l'œil) entoure la salle.

    Le plafond, coupole en trompe-l'œil.
    Il représente sur un fond de ciel vaporeux, un aigle bicéphale entouré d'angelots. Quatre d'entre-eux tendent une draperie portant l'inscription
    "A LA REINE", les autres arrangent des tresses de fleurs de lys. Dédié à la reine Marie-Antoinette dès le départ, puisqu'on y produisait les cristaux destinés à la Reine, le four l'est encore aujourd'hui. Les motifs de son décor s'inspirent du Petit Trianon, réalisé à Versailles par Gabriel, et offert en 1774 à Marie-Antoinette par Louis XVI.

    Dans ce Petit Théâtre, la famille Schneider accueillait Rois, Reines, Présidents de la République, Princes, Sultans, Maréchaux, Généraux...

    Les artistes disposaient de loges sous le théâtre, l'une d'elle fut occupée par Sarah Bernhardt.

    ********************

    Les jardins

    Henri et Achille Duchêne, architectes paysagistes, réalisèrent la terrasse et les deux jardins latéraux. De magnifiques jardins à la française.

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

    Des amours au centre du bassin, donnent un aspect très romantique à ce côté du parc.

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

     Henri Duchêne, ingénieur CNAM de formation, a déjà travaillé pour Eugène 1er et Henri Schneider (à la Rivaude dans le Loir et Cher). Sous Napoléon III, il est jardinier à la ville de Paris et installe Squares, allées, promenades. Il fait la connaissance de l'architecte Sanson (Hôtel particulier des Schneider à Paris, Château de la Verrerie) qui le propulse dans le "grand monde" (noblesse, bourgeoisie). Au Creusot, il a seulement travaillé au jardin de l'Hôtel Dieu, inauguré en 1894, qui a pratiquement conservé la même implantation. Henri Duchene meurt en 1901.
    Son fils Achille Duchêne lui succède et développe les affaires de son père. C'est le Napoléon des jardins... Il en signera près de 6000 ! Il travaillera sur les jardins du Château de 1904 à 1908, et jusque vers 1930

    Suite du château de la Verrerie : Le "Petit Théâtre"

     


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  • Vue d'ensemble du château et une partie de la ville

    Grande allée pour accéder à l'entrée, derrière à gauche et à droite ancien four de la cristallerie

    Porche d'entrée dans la cour principale

    Cour du château et de l'écomusée, à gauche ancien four de la cristallerie aujourd'hui transformé en magnifique petit théâtre

    Cour principale et ses canons

    Vue d'ensemble de l'écomusée

    Entrée de l'écomusée

    Détail du haut de l'entrée

    Vue arrière de château

    Château de la Verrerie à l'origine

    Le château de la Verrerie se situe dans la commune du Creusot, en Saône-et-Loire. Il fait l’objet d’un classement et d'une inscription au titre des monuments historiques depuis décembre 1984

    Histoire

    La manufacture de cristaux de Sèvres est transférée au Creusot en 1784 car la proximité de la houille permet de réduire le coût de la fusion du verre puis de 1784 à 1788 la nouvelle cristallerie prend le nom de manufacture de Cristaux de la Reine. Durant la Révolution française et Restauration la cristallerie, réputée pour son procédé de taille en pointe de diamant, fonctionne de manière chaotique.

    En 1818 la verrerie change de propriétaire puis est vendue en 1833 aux Compagnies de Baccarat et de Saint-Louis, et inutilisée est vendue aux frères Schneider en 1837 qui entreprennent des transformations en 1847 ; la cristallerie devient la résidence de la famille Schneider

    Au début du XXe siècle les lieux, qui reçoivent la visite de chefs d'État étrangers, sont transformés en château avec parc, désormais appelé château de la Verrerie. Durant la Seconde Guerre mondiale il subit d'importantes dégradations sous l'occupation allemande et pendant les bombardements alliés. La ville du Creusot achète le château et son parc en 1969 puis y installe en 1971 le Musée de l'Homme et de l'Industrie, l’Écomusée et la Communauté Urbaine, puis en 1988 l’Académie François Bourdon.

    Architecture

    La Manufacture des Cristaux de la Reine est un bâtiment construit en 1786, suivant les plans de l'architecte Barthélemy Jeanson. Il est transformé en château de la Verrerie puis remanié entre 1903 et 1912 par l'architecte Ernest Sanson et les architectes paysagistes Henri et Achille Duchêne.

    Il s'agit d'un vaste bâtiment en U formé d'un corps principal et de deux ailes en retour d'équerre. La partie centrale du corps principal, comporte un étage attique. Au centre, un avant-corps se détache en légère avancée. Composé de trois travées, il est couronné d'un fronton sculpté aux armes de France et d'Autriche. Des trophées d'armes datés du XIXe siècle flanquent les toits de cette partie centrale. Les ailes possèdent également en leur centre un avant-corps de trois travées couronné d'un fronton avec oculus. La cour est limitée par un corps de passage et par deux constructions coniques, couvertes de tuiles plates, qui abritaient les fours et qui furent transformées, l'une en théâtre, l'autre en chapelle, puis en salle d'exposition.

    Suite demain

    Château de la verrerie au Creusot


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  • Château de Ancy le Franc

    Vu de l'orangerie

    Façade principale

    Cour d'honneur

    Cour intérieur

    Chambre des fleurs

    Galerie Pharsale

    Salle des gardes

    Salle à manger

    Détail peinture -chambre Judith

    C'est au XVIe siècle que le château d'Ancy le Franc a été bâti à la demande d'Antoine III de Clermont, fils d'Anne de Husson, Comtesse de Tonnerre. La construction a débuté en 1544 et le château fut probablement achevé vers 1550. Sa réalisation est l'oeuvre de l'architecte italien Sebastiano Serlio que François Ier avait fait venir en France. Le château est resté la propriété des Clermont jusqu'en 1683, avant d'être racheté par François Michel Le Tellier de Louvois, Ministre de Louis XIV. En 1844, il est cédé à Gaspard Louis Aimé de Clermont Tonnerre, descendant d'Antoine III de Clermont. Il va passer entre diverses mains, notamment entre celles des princes de Mérode. Le château depuis 1983 est classé monument historique. Cette demeure est le fruit de la rencontre entre Antoine de Clermont et Sebastiano Serlio, en effet, bien que l'architecte soit italien, il a su employer les fruits de la tradition française

    Le château d'Ancy est construit selon un plan centré et quadrangulaire. Quatre logis formant un carré sont chacun flanqués d'un pavillon saillant aux angles. Ce plan s'inspire des plans dits en "pi" utilisés en France à cette époque. Serlio a séparé les deux niveaux d'élévations par une large corniche sur laquelle reposent au deuxième niveau les baies. L'architecte a employé pour le premier niveau l'ordre toscan et au second niveau l'ordre dorique. Sur les deux niveaux les baies sont encadrées de pilastres engagés. Il faut savoir que jusqu'au XVIIe siècle, une travée sur deux seulement était ouverte. Serlio voulait créer un rythme alterné entre baies ouvertes et travées aveugles. Pour la façade de la cour intérieure, il a employé au premier niveau l'ordre corinthien et au second niveau l'ordre composite, il a voulu jouer sur un rythme alterné entre les baies ouvertes et les niches encadrées de pilastres.sée qui n'est pas sans rappeler celle de la Villa Madame.

    On ne quittera pas le château sans une promenade dans le parc agrémenté de jardins à la française et à l’anglaise, d’une orangerie qui a retrouvé sa fonction originelle depuis 2010 et d’un vaste étang doté d’un îlot avec une folie du XVIIIe, endroit duquel on tirait des feux d’artifices. 

    Château de Ancy le Franc


     

     

     


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