• Histoire

      Au début du VIe siècle avant J.-C., les Celto-ligures occupant alors toute la région, voient arriver du haut des falaises de nombreux bateaux grecs. Selon la « légende de Gyptis et Protis », au cours d’un banquet, le roi Nann offre la main de sa fille Gyptis au phocéen Protis, ainsi qu’un territoire pour y fonder le comptoir grec de Massalia. 

    L’introduction de l’olivier remonte à cette époque, ainsi que la culture de la vigne qui jusque-là poussait à l’état sauvage, mais dont les indigènes tiraient déjà un bon nectar. La grande activité marchande de ce nouveau port va favoriser l’expansion de l’influence grecque, et l’afflux croissant de richesses va éveiller bien des tentations.

    Du haut des falaises, la piraterie ligure surveillait la mer et les lourds bateaux venant d’Orient chargés de marchandises. Autant de proies faciles, surtout quand ils devaient lutter contre le mistral pour atteindre Massalia. Ils ont sûrement contribué à nous léguer quelques-unes des nombreuses épaves recensées dans la région. 

    La piraterie prit par la suite une telle ampleur que Massalia appela Rome à son secours.

    Les romains chassèrent les Celto-ligures à l’intérieur du pays et détruisirent tous les oppida (fortifications).
    Sur la Couronne de Charlemagne ou Baou Redoun, on distingue encore les vestiges d’un oppidum. 

    Sous l’occupation romaine, la petite bourgade sise au fond de la baie devient « Carsicis portus » qui figurera dans « l’itinéraire maritime de l’Empereur Antonin » d’Arles à Rome. 

    Vers la fin de l’Empire romain, la bourgade compte quelques pêcheurs, agriculteurs, corailleurs, tailleurs de pierre, marins et autres artisans. Déjà, la pierre de Cassis va être extraite de la calanque de Port-Miou. Cette pierre dure et franche va servir à paver les voies romaines, à édifier des quais et à construire des villas.

    Toute l’histoire de Marseille qui va suivre va avoir une influence sur l’évolution de ce petit port voisin et de son environnement…

    Entre le Ve et le VIIe siècle, la région est envahie par les barbares : Wisigoths, Francs, Ostrogoths, Lombards. Les Maures et les Hongrois leur succèdèrent jusqu’au xe siècle. À cette période, la cité fortifiée du Castrum de Carssistis est édifiée, dominant encore le port de Cassis.

    Au XIIIe siècle, Cassis, dépendance de Roquefort, devient possession de la seigneurie des Baux.

    Au XIVe siècle, Cassis se range aux côtés des Marseillais, fidèles à Louis 1er d’Anjou.

    Au XVe siècle, comptant 1 500 habitants et une superficie de 4 400 hectares, Cassis devient communauté avec ses propres magistrats municipaux. Cassis est ensuite administrée par les évêques jusqu’en 1789. C’est à l’évêché de Marseille que Cassis doit sa crosse épiscopale qui figure sur ses armoiries. Entre 1481 et 1486, Cassis est rattachée avec la Provence à la Couronne de France.

    Au XVIe siècle, François 1er, reconnaissant l’aide apportée par la cité, dispensera celle-ci de la contribution de taxes, impôts et cotisations. 

    Au XVIIe siècle, Cassis devient prospère grâce au commerce du raisin et du vin étranger, utilisant le port naturel de Port-Miou. Par la suite, le port de Cassis est créé, permettant l’extension du commerce au vin, à l’huile, à la pierre et au bois. 

    En 1720, l’épidémie de peste touche 1/6e de la population. Le port et le village seront en partie détruits par des tempêtes. 

    Au XVIIIe, Bonaparte visite la cité et installe une batterie côtière.

    Au début du XIXe siècle, Cassis est pillé par les Anglais et les barques coulées.

    À la Restauration, le port est remis en état, de nouvelles industries voient le jour : sécherie de morue, fabrication de scourtins, travail du corail, usines sidérurgiques, travail de la pierre, chaux et ciment, viticulture. 

    Le chemin de fer arrive à Cassis au milieu du siècle. Par la suite, le village connaîtra un développement principalement touristique avec aujourd’hui 9 000 habitants en hiver et beaucoup plus pendant la saison estivale.

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥


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  • Le coucher du soleil romantique

    Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
    Comme une explosion nous lançant son bonjour !
    - Bienheureux celui-là qui peut avec amour
    Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

    Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
    Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
    - Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
    Pour attraper au moins un oblique rayon !

    Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
    L'irrésistible Nuit établit son empire,
    Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

    Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
    Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
    Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

    Charles BAUDELAIRE

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

     


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  • Il est une région empreinte de douceur,

    Qui règne dans mon coeur, irradiant ma raison.

    Ses senteurs provençales fouettées par le mistral,

    Me mettent en émoi, complices de ma joie.

    Et l'onde enchanteresse aux couleurs vermeilles,

    Enivrée de soleil respire l'allégresse.

    La douceur des garrigues et le chant des grillons,

    Me charment et me prodiguent des élans de passion.

    Le rythme des saisons distille ses splendeurs...

    Les gorges du Verdon, sublimes profondeurs,

    Et le pont d'Artuby où glissent les eaux calmes;

    Tiédeurs de la nuit où se repose l'âme.

    Oh ! Reine provençale,

    Dans tes forêts varoises qu'on détruit et déboise,

    On entend les cigales donner des récitals.

    Les essences des pins embaument l'atmosphère,

    Et quand naît le matin, promeneur solitaire,

    Souffle le vent divin qui s'exhale fier.

    Le sud est un écrin aux joyaux rutilants,

    Et quand chante l'accent, Dieu ! Que l'on se sent bien...

    Il y a désormais à mon coeur liés,

    Des noms de rues, de villes.

    Deux y sont incrustés :

    " Le quartier Saint-Auxile et la place de la paix " .

    A mon oreille résonne,

    Le prénom d'une personne que le mistral fredonne...

    Musique merveilleuse qui me rend très heureuse " .

    Murielle ( 1991 )

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

     


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  • Créer, c'est se souvenir : cette proposition concerne l'acteur plus que tout autre créateur. La mémoire est au coeur de son art. Elle est son instrument et sa matière première.
    Daniel Besnehard


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  •  

    Avec ce beau ciel bleu et ces pins s'élevant dans le ciel je vous laisse mon blog jusqu'à mardi. Je rentre chez moi lundi et vous retrouverai avec plaisir le lendemain

    Bon week-end à toutes et à tous

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

     


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  • Le village de Besse sur Issole vu de chez mon amie, le nuage rosé que l'on voit provient de la fumée de l'incendie de Correns à une vingtaine de km

    Je vous présente Zaza 15 ans

    Loulette 17 ans , ce sont les deux chiennes de mon amie Josiane

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

     


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  • Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968

    Je n'ai pas trouvé la biographie d'Alfonse Grebel

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    Juan les Pins "la place de la Baigneuse"Alfonse Grebel 1885/1968


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  • Plage de Juan les Pins

    Petit bateau au large (pas pour ma bourse!!)

    Restaurant où nous avons mangé avec ma cousine

    Les collines de la Californie surplombant Golfe Juan dans le fond l'Esterel, vous remarquerez les constructions !!!!!!

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

     

     


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