•  Femme nue, femme noire

    Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté

    J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux

    Et voilà qu’au coeur de l’Été et de Midi,

    Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné

    Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle

    Femme nue, femme obscure

    Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche

    Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est

    Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

    Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

    Femme noire, femme obscure

    Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali

    Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

    Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or rouge sur ta peau qui se moire

    A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

    Femme nue, femme noire

    Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Éternel

    Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

    "Léopold Sédar SENGHOR"

    Recueil : "Chants d'ombre"

    Femme nue, femme noire


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  • Face à Marseille trône l’archipel du Frioul, divisé en 4 îles à la roche calcaire que l’on retrouve dans les Calanques. Ces îles font d’ailleurs partie du parc national. D’une superficie de 200 hectares et avec une position stratégique, elles sont une protection naturelle pour la cité phocéenne.

    Histoire :

    Après le triomphe de la bataille de Marignan en 1515, François Ier souhaite prémunir la France de la vindicte de son ennemi, l'empereur Charles Quint. Marseille étant une place stratégique, il décide, en 1516, d'y établir une forteresse qui allait devenir le château d‘If. Malgré la menace, les travaux ne commencent que huit ans plus tard. Les Marseillais n'aiment guère cette « importune voisine » dont 25 murs se font bien vite imposants. La construction prend beaucoup de retard, mais pour plus de sécurité, les premières garnisons s'établissent sur l'île dès 1531, alors que la forteresse n'est pas encore achevée. Les dernières pierres sont posées durant l'année 1536, quoique la caserne Vauban ne date que de 1702.

    Ensuite, tout comme Notre-dame-de-la-Garde, le château d’If sert de forteresse sous les ordres de François 1er de 1527 à 1529. François 1er s’était d’ailleurs rendu sur l’île quelques années auparavant pour voir ce fameux rhinocéros indien, offert par Manuel 1er de Portugal à Léon X, qui faisait escale à l’époque sur l’île d’If. Mythe ou réalité ? Les historiens de Provence maintiennent la version (si ce sont les mêmes qui ont parlé de la sardine qui a bouché le Vieux-Port, on peut avoir des doutes).Même si le château d'If compte une garnison militaire jusqu'au milieu des années 1900, il fut principalement utilisé comme prison. 

     En 1540, les premiers prisonniers sont enfermés dans le château. Le premier est le chevalier Anselme suivi du marquis de Mirabeau.. mais aussi d'autres illustres personnages tels que le Marquis de Sade.

    Beaucoup de protestants ont été emprisonnés entre ses murs, 

     Une prison désormais célèbre

    En 1844, Alexandre Dumas publie Le Comte de Monte Christo. Edmond Edmond Dantès est prisonnier du Château d’If et se lie d’amitié avec l’abbé Faria. Edmond réussit à s’évader de la prison par la mer, donnant lieu aujourd’hui au célèbre défi de Monte Christo.

    Une des premières cellules que l’on visite au Château est celle d’Edmond Dantès. Il y a même le fameux trou reliant sa cellule à celle de l’abbé. 

    Tout est fait pour croire à cette célèbre histoire du Comte de Monte Christo. Mais comme pour le père Noël, il est temps de rétablir la vérité si vous y croyez encore : il n’a jamais existé et est purement le fruit de l’imagination d’Alexandre Dumas !

    C’est donc grâce à ce roman que le château est mondialement connu et accueille 100 000 visiteurs par an. 

     La forteresse est ouverte au public à partir de 1890, mais redevient une prison pendant les deux guerres mondiales. Le 7 juillet 1926, le site est classé monument historique.

     Entre mythe & réalité, les murs du château gardent en mémoire le passage de prisonniers, militaires mais aussi visiteurs. En effet, sur la plupart des murs sont gravés des mots, des symboles, des dates… 

    le château d’If


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    "L'or pur des Mimosas"

    Janvier , nous ramène  leur folle floraison,

    Une cascade agitée par un vent de déraison,

    Ressemblant au duvet du poussin comme des dentelles, 

    Leurs feuilles, caressées par une brise nouvelle.

     

     

    Les murs blancs resplendissent sous leurs voile doré, 

    Traversant les champs, ils viennent jusqu’à l’orée,

    Leurs feuillages, montant les chemins en bouquets denses,

    À l’abris des coteaux baignés par un soleil intense.

     

    Il leurs faut du soleil, il leurs faut de l’espoir,

    Il est  doux ce mimosas rayonnant du matin au soir,  

    Avec son parfum exquis de fragrance légère,

    Il remplit l'air nouveau par ondes passagères !

     

     Sur ma joue je sens comme un   souffle délicat,

    Je ramasse des bouquets, remplissant mes bras,

    Posés dans ma  maison, celle-ci se remplit de lumière

    Mimosas au couleur d’or ,  à l’intérieur tes boules éclatèrent

    "Hélène"

    L'or pur des Mimosas ( pour vous apporter un peu de soleil)


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    "Promenade au bord de mer"

    Le soleil décline à l’horizon

    Elle se promène au bord de l’eau

    Respire les embruns, s’imprègne de la chanson

    Des vagues qui vont et viennent aussitôt

     

    C’est vers les rochers que ses pas la mènent

    Prend un coquillage qui s’est échoué 

    L’admire puis lui rend sa liberté

    Faisant demi tour elle repart sereine

     

    Le jour tombe, elle marche sur la dune 

    S’imprégnant de ce magique coucher du soleil

    Quand les étoiles s’allument une à une 

    Heureuse elle s’en retourne, sur elle la lune veille 

    « Hélène »

    Promenade au bord de mer


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  • Construite selon la volonté d’un ermite venu s’installer sur la colline, Notre-Dame de la Garde a fêté son huit centième anniversaire en 2014. La « Bonne Mère » chère au cœur de tous les marseillais », gardienne et protectrice de la cité, a été remerciée tout au long de l’histoire par d’innombrables ex-voto et est aujourd’hui devenue une basilique visitée par plus de deux millions de personnes par an

     Par sa position stratégique à 161 mètres d’altitude au-dessus de l’antique cité phocéenne,  la colline de la « Garde » est exploitée dès le Xe siècle. L’arrivée des navires dans la rade est ainsi surveillée et signalée par un système de pavillons et de feux nocturnes.

     En 1214, un prêtre marseillais  Maître Pierre ( 1256), y mène une vie d’ermite et obtient l’autorisation de l’abbé de Saint-Victor d’y bâtir une chapelle dédiée à la Vierge (Notre-Dame de la Garde) Quatre ans plus tard, la chapelle est achevée, comme l’atteste une mention du pape  En 1256, Notre-Dame de la Garde devient un prieuré dont le supérieur est l’un des prieurs claustraux de Saint-Victor. Peu à peu, les premiers marins viennent demander à la Vierge de les protéger en mer.

    En 1302, Charles II d’Anjou ordonne que les signaux alertant de la présence de bateaux ennemis soient lancés depuis la colline de Notre-Dame de la Garde. La vocation militaire de l’endroit est née.

     Au XVe siècle  quelques aménagements. Néanmoins, la chapelle reste modeste, contenant au plus une soixantaine de personnes. Après le succès français de Marignan, François Ier, sa mère Louise de Savoie, et son épouse la reine Claude, viennent remercier Notre-Dame de la Garde en janvier 1516. Dès lors, les rois de France successifs prêtent une attention privilégiée à ce sanctuaire. Louis XIII viendra s’y recueillir en 1622, son fils Louis XIV (1638-1715), y fera transporter une belle statue en argent de la Vierge, avant que ses deux petits-fils, les ducs de Bourgogne et de Berry, viennent à leur tour au tout début du XVIIIe siècle.

    En 1525 François Ier décide de doter la ville de deux forts militaires pour assurer sa défense : le château d’If, achevé en 1531  et un second fort qui est construit sur la colline de la Garde, englobant alors la petite chapelle. Aujourd’hui, il ne reste que l’éperon royal à l’ouest de l’actuelle basilique.

    Et au début du XVIIIe siècle, la peste mène à son tour les pèlerins à fréquenter le sanctuaire. Nombreux sont les fidèles provençaux qui viennent remercier Marie de les avoir préservés. 

    À la fin du XVIIIe siècle, se succèdent des évènements peu réjouissants pour Notre-Dame de la Garde. Le 30 avril 1790, le fort est envahi par les troupes révolutionnaires et trois ans plus tard, tous les édifices religieux français sont désaffectés. C’est la fin du culte. Notre-Dame de la Garde est transformée temporairement en prison, où Philippe et ses deux fils seront détenus. Le 10 avril 1795, les objets du sanctuaire sont vendus par lots.

    La chapelle, devenue bien national, est alors louée par Joseph-Elie Escaramagne, ancien marin et dévot à la Vierge. 

    Le XIXe siècle est une ère de renouveau pour le site, qui verra notamment la procession organisée le jour de la Fête-Dieu ressusciter en 1814.

    En 1833, on construit une seconde nef (250 m2 au total) bénie par Mgr Fortuné de Mazenod. Et dans les années 1840, on érige un nouveau clocher, permettant d’accueillir un bourdon de plus de huit tonnes baptisé « Marie-Joséphine ». On est contraint de le placer sur un chariot tiré par seize puis par vingt-six chevaux ! Les fidèles entendent ses premières notes le 8 décembre suivant, jour de l’Immaculée Conception.

    De 1850 à 1852, agrandissement  du sanctuaire. La première pierre est posée le 11 septembre 1853, mais les travaux sont longs et coûteux. En septembre 1860, Napoléon III et l’impératrice Eugénie se rendent sur place. Le nouveau sanctuaire est consacré le 4 juin 1864 par le cardinal Villecourt, entouré de 43 évêques.

    À la fin des années 1860, on pose sur le clocher un piédestal servant à accueillir la future statue monumentale de Marie, financée par la ville de Marseille Cette statue est réalisée en cuivre par l’entreprise parisienne  Haute de 11,20 mètres (23,70 mètres avec son piédestal), lourde de près de dix tonnes, elle est assemblée en quatre tronçons et un escalier intérieur permet d’atteindre son sommet. Le 24 septembre 1870, en pleine guerre franco-prussienne, cette Vierge à l’Enfant recouverte de 500 grammes d’or est bénie. Livrée aux intempéries et au sel marin, elle est redorée tous les 25 ans.

    En 1874, Henri-Antoine Révoil prend en charge la décoration intérieure, faite notamment de mosaïques, d’un autel majeur et de stalles en noyer installées dans le chœur. Ces mosaïques constituent un ensemble exceptionnel par la complexité de ses décors réalisés par des architectes ou des peintres de renom et par la qualité des tesselles. Les sols sont revêtus d’environ 380 m2 de mosaïques romaines au dessin géométrique.

    En 1892, on achève le funiculaire, dit « l’ascenseur », facilitant l’accès à la basilique ; mais son exploitation cessera en 1967 par manque de rentabilité. Vingt millions de passagers l’ont emprunté.

    Notre-Dame de la Garde ne tire pas son origine d’une apparition de la Vierge, mais elle témoigne de l’amour permanent des fidèles pour la Mère de Dieu. Libéré des occupants nazis le 25 août 1944, le lieu fait l’objet de travaux de réfection après la Libération mais c’est dans les années 2000 que la basilique retrouve son éclat extraordinaire.

    Le 11 juillet 2013, est inauguré le Musée du site retraçant l’histoire du sanctuaire qui, cette année-là (année où Marseille était capitale européenne de la Culture), a reçu plus de deux millions et demi de visiteurs. C’est le monument le plus visité de la ville, dont elle est devenue le symbole.

     En 2014, Marseille a célébré le huitième centenaire de la construction de la chapelle dédiée à Marie par Maître Pierre en 1214.

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    J'ai fait qu' un résumé sinon il m'aurait fallut deux pages qui je trouve est déjà bien long !aurez vous la patience de la lire ......pas certaine .......

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    Basilique de Notre Dame de la Garde (suite et fin)

     

     

     

     

     

     


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  • Le matin où nous avions décidé de monté à la "Bonne Mère " comme l’appelle les Marseillais la brume recouvrait la ville , mais comme nous étions la pour une semaine , puisque ma petite fille était à l’hôpital de la Timone  nous avions l'occasion de revenir un autre   matin ma belle -fille ne connaissant pas du tout cette ville je fis le guide   

      

     Au loin les îles du Frioules

    Vue sur le vieux port 

    La Joliette qui a bien changé depuis 

    De tout les cotés que l'on soit de cet édifice on a une vue magnifique sur Marseille

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    lundi je mettrais une vidéo de la Basilique de notre dame de la garde 

    Notre dame de la garde dite "La bonne Mère "

     


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  •  

    La gourmandise réside dans l'exquise délicatesse du palais et dans la multiple subtilité du goût, que peut seule posséder et comprendre une âme de sensuel cent fois raffiné. 

    "Citation de Guy de Maupassant ; Amoureux et primeurs (1881)"

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     De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise. 

    "Citation de Guy de Maupassant ; Amoureux et primeurs (1881)"

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     La gourmandise est une grâce chez les femmes. 

    "Citation de Honoré de Balzac ; Sarrasine (1831)"

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     Le pain perdu, c'était la gourmandise du pauvre ! 

    "Citation de Robert Sabatier ; Les allumettes suédoises (1969)"

    La gourmandise


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  •  En quittant le vieux port on se dirige vers la corniche ou Bld Kennedy où on va découvrir :

    Monument aux morts de l’Armée d’Orient

    Impossible de rater ce monument de Marseille qui s’élève sur la célèbre Corniche Kennedy, au bord de la mer, face aux îles du Frioul. 

    L’origine du monument remonte à 1924 : un concours est lancé pour la réalisation d’un monument national en hommage aux soldats et marins morts en Orient et sur les terres lointaines. Le projet retenu est celui de l’architecte en chef des Bouches-du-Rhône Gaston Castel, à qui l’on doit notamment la reconstruction de l’Opéra municipal et la prison des Baumettes. L’œuvre sera finalement inaugurée le 24 avril 1927 par le Président de la République Gaston Doumergue. Conçu sur le principe d’un « portique en plein ciel », les statues et les ornementations évoquent les combattants de l’armée de terre, comme ceux de l’armée de l’air, les figures féminines aux ailes massives symbolisant l’héroïsme.

    C’est une véritable « porte de l’Orient » qui fait écho à l’Histoire de Marseille et qui recouvre donc une signification particulière, presque affective. Le point de vue offert est tout aussi impressionnant. Des bancs permettent de s’installer au pied du monument. Saviez-vous d’ailleurs que le banc longeant la Corniche est le plus long banc du monde avec ses 3 km de long ? Tournés vers la mer, ses bancs invitent à la contemplation et à la rêverie. Voir un coucher de soleil depuis cet endroit est une expérience qui ne s’oublie pas.

    On aura aussi une très belle vue sur les îles du Frioules.

     Avec la Porte d’Orient, située près du Vallon des Auffes, le Mémorial des rapatriés d’Algérie est l’autre édifice emblématique de la Corniche qui surplombe la Méditerranée. Et c’est au sculpteur marseillais de renom César que l’on doit ce monument majestueux.

    Le Mémorial des rapatriés d’Algérie est en fait une immense hélice de bateau aux mensurations impressionnantes : 9 mètres de haut pour un poids de 20 tonnes ! Pourquoi une hélice de bateau ? Tout simplement pour symboliser la traversée de la Méditerranée que tous les Français d’Algérie, les « Pieds Noirs », ont dû effectuer en 1962 pour regagner Marseille et/ou la France après la déclaration d’indépendance de l’Algérie.

    Pour arriver enfin à l'interception de l'avenue du Prado et du bld Kennedy ou se trouve :

    La statue du David

    Le David marseillais fait partie des emblèmes de la ville, pourtant il est la réplique d'un emblème d'un autre pays : l'Italie. Le David made in Marseille est effectivement 100% inspiré du célèbre David de Michel Ange. Œuvre mythique s'il en est, la sculpture italienne tire son inspiration dans la bible, dans le combat de David contre Goliath. Dans l'épisode biblique, Goliath est décrit comme un géant, un colosse de près de trois mètres imbattable. Le récit situé dans le premier livre de Samuel raconte un combat inégal entre le géant donc, et un homme qui guidé par la main de dieu vaincra.

    Dans l'épisode, Goliath défie l'armée d'Israël en l'incitant à trouver un homme suffisamment fort pour le battre pendant 40 jours et 40 nuits, David berger envoyé par dieu relève le challenge et l'emporte. David victorieux est un sujet récurrent dans l'Histoire de l'Art. La représentation de Michel Ange diffère de celle de ses contemporains dans la posture du David. Au lieu de le sculpter en combattant venant de vaincre son ennemi imbattable, Michel Ange prend le parti de figer un homme conscient de la difficulté de l'entreprise, mais intimement résolu.

    A Marseille le héros annonce le loisir... Lorsqu'on arrive face à la statue depuis l'avenue du Prado, elle annonce la mer source de vie des marseillais. En longeant la corniche ont y arrive dessus également  La statue du David a été sculptée par le marbrier Jules Cantini et a été offerte à la ville en 1903. 

    Marseille les statues longeant la corniche

     


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