• En hiver la terre pleure ;

    Le soleil froid, pâle et doux,

    Vient tard, et part de bonne heure,

    Ennuyé du rendez-vous.

     

    Leurs idylles sont moroses.

    - Soleil ! aimons ! - Essayons.

    O terre, où donc sont tes roses ?

    - Astre, où donc sont tes rayons ?

     

    Il prend un prétexte, grêle,

    Vent, nuage noir ou blanc,

    Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! –

    Et la fait en s'en allant ;

     

    Comme un amant qui retire

    Chaque jour son coeur du nœud,

    Et, ne sachant plus que dire,

    S'en va le plus tôt qu'il peut.

     

    "Victor Hugo (1802-1885)"

    "Les quatre vents de l'esprit"

    En hiver la terre pleure

     


    17 commentaires
  •  

    Le Parc Borély et ses jardins

    Le parc Borély est un des parcs de la ville de Marseille, situé dans le VIIIe arrondissement, à proximité des plages du Prado, et de la Corniche.

    Une des sept merveilles de Marseille pour les uns, le meilleur allié du week-end pour les autres, chacun s’approprie l’un des parcs les plus fréquentés de Marseille selon ses envies. Côté sportif, avec ses immenses étendues vertes où de nombreux minots ont tapés leur premier ballon. Côté nature avec ses canaux où barbotent les canards et les cygnes, à peine dérangés par les visiteurs. Côté famille aussi car c’est un parc idéal pour les enfants. Enfin, côté cœur, le Parc Borély reste le rendez-vous des amoureux en quête d’intimité. C’est que ce jardin est formidablement ancré dans l’inconscient collectif marseillais.

    Chaque phocéen peut y puiser des souvenirs, à commencer par l’un des plus célèbres ! Marcel Pagnol déjà, racontait ses souvenirs d’enfance au Parc Borély dans « La gloire de mon père ».

    Au commencement, Louis Borély était un riche armateur et négociant marseillais du XVIIème siècle. Celui-ci caresse le souhait de se faire bâtir un domaine dans le quartier de Bonneveine. La bastide, à l’époque, est à la fois un lieu de vie et de travail, qui reflète la richesse et la puissance de ses propriétaires. Louis Borély veut non seulement une bastide, mais il souhaite que celle-ci surpasse de loin toutes les autres, tant par ses dimensions que pour son faste. Au départ, la bastide est initialement constituée de « terre, vignes, prés, jardins, arbres et bâtiments » puis, elle s’agrandit tout au long du XVIIIème siècle. À son retour d’Égypte en 1767, désormais riche et anobli, Louis de Borély peut mener son projet à bien et en confie la réalisation à l’architecte provençal Esprit Brun. Devenu héritier du domaine en 1770, son fils Louis Joseph Denis de Borély fait appel au jardinier Embry pour réaliser un jardin classique.

    Dans le courant du XIXème siècle, la ville de Marseille devient propriétaire du domaine et demande au célèbre paysagiste Alphand de réaliser un parc public. Celui-ci, qui a travaillé notamment à remodeler les bois de Vincennes et de Boulogne, conçoit son projet avec trois parties bien distinctes.

    La première est un jardin typique à la française, une deuxième partie est un parc à l’anglaise, tandis qu’en front de mer se dessine un hippodrome. Les travaux se déroulent entre 1860 et 1880. À la même époque, le jardin botanique des Chartreux est déplacé au Parc Borély.  Aujourd’hui, il s’étend sur 12 000 m² et ce sont plus de 3500 espèces végétales que l’on peut y découvrir. Depuis 2004, un jardin traditionnel chinois est venu enrichir le Parc.

     Le Parc Borély est une balade à Marseille qui est obligatoire pour qui fait escale dans notre belle cité phocéenne.

    Suite de mes articles début décembre ( sur séjour en 2007 avec ma belle-fille)


    12 commentaires
  •  

    Au coin de la cheminée

    Dans la cheminée la flamme s’anime,

    Jouant à l’unisson une parfaite union,

    Spectacle magique qui me fascine,

    Chaud décor propice à la méditation.

     

    Tout en écoutant, dehors  le vent pleurer, 

    Heureuse et comblée que je suis ce soir, 

    Blottie  auprès  de mon foyer, 

    Je me prélasse tout m ‘inventant une histoire.

     

    Dans l’âtre, les bûches font grande fête, 

    Avec les flammes nous chantons et dansons, 

    Alors que Je rêve  de devenir poète, 

    Me laissant accompagné au son du tison. 

    « Hélène »

    Au coin de la cheminée

     

     


    19 commentaires
  • "Il est plus doux de donner que de recevoir."

    (Epicure)

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    "Plus fait douceur que violence."

    (Jean de La Fontaine)

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    "Un acte de justice et de douceur a souvent

    plus de pouvoir sur le cœur des hommes

    que la violence et la barbarie."

    (Nicolas Machiavel)

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    "On ferme les yeux des morts avec douceur;

    c'est aussi avec douceur

    qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."

     

    (Jean Cocteau)

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    "Il n'y a rien de plus fort au monde

    que la douceur."

    (Han Suyin)

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    "La plus grande douceur de la vie,

    c'est d'admirer ce qu'on aime."

     

    (Laure Conan)

    La douceur

     


    11 commentaires
  •  

    Il fait froid

    Les blizzards soufflent, et nul rayon

    Ne dore des forêts les blancheurs infinies;

    Mais Noël sur nos seuils laissa comme un sillon

    De clartés, de parfums, de paix et d'harmonies.

     

    Et sur l'épais verglas des chemins boulineux,

    Sur les trottoirs glissants et clairs comme l'agate,

    Dans les logis obscurs, sous les toits lumineux,

    L'allégresse loquace et tapageuse éclate.

     

    En vain la neige à flots tombe des cieux brouillés,

    En vain le grand réseau polaire nous enlace,

    En vain le fouet du vent nous flagelle la face,

    Nos cœurs ont la chaleur des bords ensoleillés.

     

    Nos cœurs français n'ont rien des froideurs de la bise

    Qui tord l'arbre souffrant et mort presque à moitié,

    Et nous nous enivrons de la senteur exquise

    Qu'épanche sur nos fronts l'arbre de l'Amitié.

     

    Ce vif rayonnement de joie en tous sens brille

    Et glisse jusqu'au gîte isolé du colon.

    Aux tables des fricots le sel gaulois pétille,

    Et tout un monde gigue au son du violon.

     

    Les somptueux salons sont ruisselants de flammes,

    Et sous le flamboiement des lustres de cristal,

    Comme un écho divin, la musique du bal

    Emporte en ses replis prestigieux les âmes.

     

    Dans tout cercle du soir plus vive est la gaîté,

    Pendant que sur les toits sanglote la rafale,

    Ou qu'au ciel éclairci l'aurore boréale

    Déroule les splendeurs de son voile enchanté.

    William Chapman.

    Janvier

     


    17 commentaires
src="http://ekladata.com/bleulezard.eklablog.com/perso/flocons.js" type="text/javascript">