• Exceptionnellement aujourd'hui cette petite création , peut-être en la regardant vous penserez à moi qui  ce soir si tout va bien , serai derrière une fenêtre à contempler ces si belles montagnes sous un beau clair de l'une j'espère.

    un article était  programmé pour vendredi , je reviendrai sur vos blogs lundi

    A bientôt 

     

    Crépuscule

     

    L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,

    Frisonne; au fond du bois la clairière apparaît ;
    Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
    Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

    Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
    Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
    Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines;
    L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

    Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
    Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
    Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe;
    Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

    Dieu veut qu’on ait aimé. Vivez ! faites envie,
    O couples qui passez sous le vert coudrier.
    Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
    On emporta d’amour, on l’emploie à prier.

    Les mortes d’aujourd’hui furent jadis les belles.
    Le ver luisant dans l’ombre erre avec son flambeau.
    Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,
    Le brin d’herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.

    La forme d’un toit noir dessine une chaumière;
    On entend dans les prés le pas lourd du faucheur;
    L’étoile aux cieux, ainsi qu’une fleur de lumière,
    Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.

    Aimez-vous ! c’est le mois où les fraises sont mûres.
    L’ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents,
    Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,
    Les prières des morts aux baisers des vivants.

    Victor Hugo, Les contemplations

    Départ pour la Savoie


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    En fin de conférence d'Agatha Christie, une jeune fille lui demande :

    -N'est-ce pas un choix étrange, d'avoir épousé un spécialiste des fouilles d'Orient ?

    -Au contraire ! Epouser un archéologue! c'est le seul qui vous regardera avec de plus en plus d'intérêt, au fur et à mesure que vous vieillirez !

    ************************

    Anne-Catherine de Ligneville, encore une très belle veuve d'Helvétius ayant vainement attendu Benjamin Francklin, l'accueille ainsi à sa visite suivante, un peu piquée:

    -N'auriez-vous pas oublié notre rendez-vous ?

    -Certe non, Madame !J'attendais simplement que les nuits fussent plus longues.....

    *************************

    L'acteur américain Dan Spencer regarde la télé avec un ami qui s'extasie devant les programmes du cable :

    -Sais-tu qu'il existe maintenant des chaînes qui ne parlent que de météo 24 h sur 24 ?

    -Quand j'étais petit, on appelait ça une fenêtre !

    Quand nos grand hommes font de l'esprit !!!

     

     


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  •  

     

    La flânerie est chose nécessaire au moins une fois dans la vie, mais surtout à dix-huit ans, au sortir des écoles. C'est là que se ravive l'âme desséchée sur les bouquins ; elle fait halte pour se reconnaître ; elle finit sa vie d'emprunt pour commencer la sienne propre. Aussi, un été entier passé dans cet état ne me paraît pas de trop dans une éducation soignée. Il est probable même qu'un seul été ne suffirait point à faire un grand homme : Socrate flâna des années ; Rousseau, jusqu'à quarante ans ; La Fontaine, toute sa vie.
    Citation de Rodolphe Töpffer ; La bibliothèque de mon oncle (1832)

    *********************
    Le motif le plus important du travail à l'école, à l'université, dans la vie, est le plaisir de travailler et d'obtenir, de ce fait, des résultats qui serviront à la communauté.
    Citation de Albert Einstein ; Albert Einstein et la relativité, Ed. Seghers (1961)
    ************************
    Aujourd'hui, toutes les écoles de cinéma sont intéressantes, passionnantes à différents titres, mais pour y avoir donné des master class, je me suis vite aperçu que ce que l'on y apprend aux jeunes est très loin de l'univers du cinéma. Pourquoi ? Parce qu'on leur enseigne à faire des films « à la manière de » : à la manière de Fellini, à la manière de Godard. Ce n'est pas cela le cinéma. Le cinéma, c'est une écriture personnelle.
    Citation de Claude Lelouch ; Le dictionnaire de ma vie (2016)

    Bonne rentrée à tous les enfants

    .

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    Au milieu d'un dîner bien arrosé, un invité assommant se vante auprès de Marcel Aymé: 

    Moi Monsieur, je me suis fait tout seul !

    Et Marcel Aymé de rétorquer:

    -Ah, Monsieur, vous déchargez dieu d'une grande responsabilité !

    ***********************

    Au restaurant, Alphonse Allais examine avec soin la carte et le menu , puis finit par commander:

    -Donnez moi, pour commencer, une faute d'orthographe.

    Et le garçon, imperturbable de répondre:

    - Nous n'en avons pas, Monsieur Allais.

    -Alors dans ce cas, pourquoi les mettez vous sur le menu ?

    ********************

    Ce n'est pas pour rien que Rossini laissera son nom à une fameuse recette de tournedos

    A l'issus d'un repas trop frugal, il s'entend dire par son hôte:

    -Maître, j'espère que vous nous ferez l'honneur de dîner à nouveau ici.

    -Mais bien sûr! tout de suite si vous voulez...........

    ***********************

    J'en ai trouvé d'autre que je ne manquerai pas de partager !

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  •  Amour d’été 

    Sur le sable déserté

    Nous avons adroitement dessiné 

    Un cœur symbole d’un amour d’été

    Que les vagues viennent effleurer 

    Ne tardant pas à effacer

    Le balbutiement d’une belle romance entamée

    Le temps qui ce sera  écoulé 

    Nous diras si cet amour qui nous a lié 

    Survivra aux vacances et à l’éternité 

    « Hélène »

    Amour d'été  !!

     

     


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  • Le cœur est insatiable, parce qu'il aspire à l'infini. Ce sentiment, ce besoin de l'infini est au fond des grandes passions et des plus légers désirs. Un soupir de l'âme en présence du ciel étoilé : la mélancolie attachée à la passion de la gloire, à l'ambition, à tous les grands mouvements de l'âme l'exprime mieux sans doute, mais ne l'exprime pas davantage que le caprice et la mobilité de cet amour vulgaire errant d'objet en objet dans un cercle perpétuel d'ardents désirs, de poignantes inquiétudes, de désenchantements douloureux.

    "Citation de Victor Cousin (1841)"

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