• 4 octobre 2013

     

    Bien placés bien choisis
    quelques mots font une poésie
    les mots il suffit qu’on les aime
    pour écrire un poème
    on ne sait pas toujours ce qu’on dit
    lorsque naît la poésie
    faut ensuite rechercher le thème
    pour intituler le poème
    mais d’autres fois on pleure on rit
    en écrivant la poésie
    ça a toujours kékchose d’extrème
    un poème

    Raymond Queneau

     

     

     

     


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  • .

    3 octobre 2013                          "Mon beau Chevalier"

     

    La rose de l’absent

     

    (Légende du Moyen Age)

    Le beau chevalier était à la guerre…
    Le beau chevalier avait dit adieu
    A sa dame aimée, Anne de Beaucaire
    Aux yeux plus profonds que le grand ciel bleu.

    Le beau chevalier, à genoux près d’elle,
    Avait soupiré, lui baisant la main :
    ” Je suis tout à vous ! soyez-moi fidèle ;
    A bientôt !… je vais me mettre en chemin. ”

    Anne répondit avec un sourire :
    ” Toujours, sur le Christ ! je vous aimerai,
    Emportez mon coeur ! allez, mon beau sire,
    Il vous appartient tant que je vivrai. ”

    Alors, le vaillant, tendant à sa dame
    Une rose blanche en gage d’amour,
    S’en était allé près de l’oriflamme
    De son Suzerain, duc de Rocamour.

    Le beau chevalier était à la guerre…
    Anne, la perfide aux yeux de velours,
    Foulant son naÏf serment de naguère,
    Reniait celui qui l’aimait toujours ;

    Et, sa blanche main dans les boucles folles
    D’un page mignard, elle murmurait
    Doucement, tout bas, de tendres paroles
    A l’éphèbe blond qui s’abandonnait.

    Mais, soudain, voulant respirer la rose
    Du fier paladin oublié depuis,
    Elle eut peur et vit perler quelque chose
    De brillant avec des tons de rubis.

    Cela s’étendait en tache rougeâtre
    Sur la fleur soyeuse aux pétales blancs
    Comme ceux des lis et comme l’albâtre…
    La rose échappa de ses doigts tremblants ;

    La rose roula tristement par terre…
    Une voix alors sortit de son coeur ;
    Cette voix était la voix du mystère,
    La voix du reproche et de la douleur.

    ” Il est mort, méchante, il est mort en brave !
    Et songeant à toi, le beau chevalier ;
    Son âme est au ciel, chez le bon Dieu grave
    Et doux, où jamais tu n’iras veiller ;

    Où tu n’iras pas, même une seconde,
    Car ta lèvre doit éternellement
    Souffrir et brûler, par dans l’autre monde,
    Au feu des baisers d’un démon méchant… ”

    Et la voix se tut sous le coup du charme,
    La fleur se flétrit, Anne, se baissant
    N’aperçut plus rien, plus rien qu’une larme
    Avec une goutte épaisse de sang.

    Gaston Couté


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  • Les mots comme des gouttes de lumière
    comme des chants d'oiseaux
    Comme l'alizé sur les plumes des colombes
    Des mots doux comme des baisers
    J'en ai rêvé.
    Mais il pleut!
    Des feuilles d'automne


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  • La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique honore tous les saints, connus et inconnus . La Toussaint précède d’un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre, deux siècles après la création de la Toussaint.

    Les orthodoxes, anglicans et certaines églises luthériennes célèbrent également cette fête, mais sans y associer toujours le même contenu

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    Apparition de la Toussaint

    L'origine de la Toussaint est difficile à déterminer puisque cette célébration est apparue à des dates variées selon les lieux. Cette fête a longtemps eu lieu après les fêtes de Pâques ou suite à la Pentecôte. Au Ve siècle, elle est célébrée en Syrie le vendredi de Pâques . À Rome, au Ve siècle également, une fête en l’honneur des saints et martyrs était déjà célébrée le dimanche après la Pentecôte .

    Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire , le pape Boniface IV le consacra, le 13 mai 610, sous le nom de l’église Sainte-Marie-et-des-martyrs. Boniface IV voulait ainsi faire mémoire de tous les martyrs chrétiens dont les corps étaient honorés dans ce sanctuaire. La fête de la Toussaint fut alors fêtée le 13 mai, date anniversaire de la dédicace de cette église consacrée aux martyrs.

    C’est peut-être à partir du VIIIe siècle qu’elle est fêtée le 1er novembre, lorsque le pape Grégoire III dédicace, en l’honneur de tous les saints, une chapelle de la basilique Saint-Pierre de Rome .

    Vers 830, le pape Grégoire IV ordonne que cette fête soit célébrée dans le monde entier. Pour certains, c’est à l’occasion de cette décision, prise en 835, que la fête de la Toussaint est fixée au 1er novembre. Sur le conseil de Grégoire IV, l’empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l’empire carolingien.


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  • Dans ce palais de fées,

    les meubles luisants,

    polis par les ans,

    décoraient ce salon.

    Assise dans leurs splendeurs orientales,

    parlant en secret,

    leurs douce langue natale .

    Le tout n'étant qu'ordre et beauté

    luxe, calme et volupté

    Hélène


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  • Pensée perdue.

    Elle est si douce, la pensée,
    Qu'il faut, pour en sentir l'attrait,
    D'une vision commencée
    S'éveiller tout à coup distrait.

    Le cœur dépouillé la réclame ;
    Il ne la fait point revenir,
    Et cependant elle est dans l'âme,
    Et l'on mourrait pour la finir.

    À quoi pensais-je tout à l'heure ?
    À quel beau songe évanoui
    Dois-je les larmes que je pleure ?
    Il m'a laissé tout ébloui.

    Et ce bonheur d'une seconde,
    Nul effort ne me l'a rendu ;
    Je n'ai goûté de joie au monde
    Qu'en rêve, et mon rêve est perdu.
     


    René-François Sully Prudhomme.


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  • La place du Président-Wilson, mais souvent abrégée en place Wilson, est une place circulaire située dans le centre de Dijon.

    Cette vaste place s'agit d'une des plus grandes de la ville. Elle est un agréable lieu de repos très convoitisé par les Dijonnais. Elle offre entre autres une large allée circulaire, un kiosque à musique et un bassin avec jets d'eau. Dans le prolongement de la place, le Cours du Parc et le Cours du Général de Gaulle conduisent au Parc de la Colombière. Lieu de jogging et de promenade, le Cours accueille également le Monument de la Victoire et du Souvenir, dédié aux morts pour la France. L'architecture de cette place est de type haussmannien en direction du Boulevard Carnot, Art déco sur l'entrée des allées du Parc, du style Renaissance vers la rue Chabot-Charny et un peu plus rustique en direction de la rue d'Auxonne.

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    En 1900 Place St Pierre

     

    29 octobre 2013                                                   "Place Wilson"

     La place Saint-Pierre devient place du Peuple

      En octobre 1904, la municipalité socialiste d'Henri Barabant décide d'en finir avec les "temps pénibles d'obscurantisme et d'oppression cléricale." Toutes les rues et places qui portent des noms de saints ou de clercs sont donc laïcisées. La place Saint-Pierre devient alors place du Peuple

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     La place du Peuple devient place Président-Wilson

      Et le 4 juillet 1918, pour rendre hommage aux soldats américains envoyés en France, dont certains sont basés ou soignés à Dijon, la place du Peuple reçoit le nom du président des Etats-Uni


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  • Henry Philibert Gaspard Darcy (10 juin 1803 - 2 janvier 1858) est un hydraulicien français, ayant entre autres établi les Loi de Darcy et Équation de Darcy-Weisbach.

    Ingénieur général des ponts et chaussées, il est à l'origine de l'adduction d'eau (dérivation et distribution de sources d'eau potable) et du passage du chemin de fer à Dijon, contribuant grandement au développement de la ville.

     

    Henry Darcy est né le 10 juin 1803 à Dijon.

    Après des études au Collège Royal de Dijon (aujourd'hui collège Marcelle Pardé), il entre en 1821 à l'École polytechnique, puis en 1823 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il est nommé en 1827 aspirant-ingénieur en Côte d'Or.

    Il épouse en 1828 une Anglaise, Henriette Carey.

    Son nom est associé à l’histoire d’une des premières voies ferrées en France, le chemin de fer d’Épinac à Pont-d’Ouche, concédé en 1830.

    Il disparait le 2 janvier 1858 à Paris.


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