• "J’ai rendrez vous avec la lune"

    Ce soir au rendez-vous tu es fidèle,

    Ma chère compagne de passage,

    Dans l’immensité du ciel, 

    Tu as traversé les nuages.

     

    Dans le silence de ma solitude,

    L’intimité de cette nuit silencieuse est sereine, 

    Baigné par ta clarté je rêve avec plénitude,

    Parcourant tant de lieux où  mes pensées règnent.

     

    Je songe à mes vieux chers amis, 

    Qui partage ton reflet qui m’éclaire,

    A l’ivresse qui m’envahi,

    Entouré d’étoiles ton flot tombe sur la terre.

     

    Au clair de ta  lune je me tiens en songeant,

    Au souvenir de nos rencontres d’autrefois,

    A nos parcours oubliés depuis longtemps,

    Qui ne sont plus que désarrois.

     

    Cette amertume, qui supporterait avec moi d’en parler,

    A supposer qu’on se rencontre,

    Nous nous croiserions sans se regarder, 

    À toi chère lune je peux le dire sans encombre. 

    "Hélène"

     J’ai rendrez vous avec la lune

     


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  • Je vois fleurir, assis à ma fenêtre, 

    L'humble lilas de mon petit jardin, 

    Et son subtil arome qui pénètre 

    Vient jusqu'à moi dans le vent du matin.

     

    Mais je suis plein d'une colère injuste, 

    Car ma maîtresse a cessé de m'aimer, 

    Et je reproche à l'innocent arbuste 

    D'épanouir ses fleurs et d'embaumer.

     

    Tout enivré de soleil et de brise, 

    Ce favori radieux du printemps, 

    Pourquoi fait-il à mon cœur qui se brise 

    Monter ainsi ses parfums insultants ?

     

    Ne sait-il pas que j'ai cueilli pour elle 

    Les seuls rameaux dont il soit éclairci ? 

    Est-ce pour lui chose si naturelle 

    Qu'en plein avril elle me laisse ainsi ?

     

    – Mais non, j'ai tort, car j'aime ma souffrance. 

    A nos amours jadis tu te mêlas ; 

    Au jardin vert, couleur de l'espérance, 

    Fleuris longtemps, frêle et charmant lilas !

     

    Les doux matins qu'embaume ton haleine, 

    Les clairs matins du printemps sont si courts ! 

    Laisse-moi croire, encore une semaine, 

    Qu'on ne m'a pas délaissé pour toujours.

     

    Et si, malgré mes espoirs pleins d'alarmes, 

    Je ne dois plus avoir la volupté 

    De reposer mes yeux brûlés de larmes 

    Sur la fraîcheur de sa robe d'été ;

     

    Si je ne dois plus revoir l'infidèle, 

    J'y penserai, tant que tu voudras bien, 

    Devant ces fleurs qui me virent près d'elle, 

    Dans ce parfum qui rappelle le sien.

    "François Coppée"

    Le lilas


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  • Cassis (Carcisis portus à l'époque romaine, premier siècle av. J.-C.) est une commune du département des Bouches-du-Rhône et de la région administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est caractérisée par les falaises présentes sur son territoire et par les vins de Cassis (blanc, mais aussi rosé) produits dans la région. Le tourisme joue un rôle important dans l'économie de cette commune.

    La devise provençale de la commune attribuée à Frédéric Mistral est « Qu a vist Paris, se noun a vist Cassis, n'a rèn vist », ce qui signifie « Qui a vu Paris et pas Cassis, n'a rien vu »1.

    Ses habitants sont appelés les Cassidains, du provençal cassiden, qui peut avoir une origine ligure.

    Le cap Canaille, situé entre Cassis et La Ciotat, culmine à 363 mètres. Il fait partie des falaises Soubeyranes qui joignent Cassis à La Ciotat. Sur les neuf km de côtes séparant ces deux villes, les falaises Soubeyranes en occupent plus de quatre et constituent les plus hautes de France. Elles trouvent leur point le plus haut (394 m) sur la commune de La Ciotat, ce qui les fait figurer aussi parmi les plus hautes falaises maritimes d'Europe. Le cap Canaille, site classé depuis 1989, a été intégré en 2012 au parc national des Calanques et offre un beau point de vue depuis la route des Crêtes reliant Cassis à La Ciotat. À l'ouest-sud-ouest du centre ville et dans le même parc national se situe la calanque de Port-Miou, la seule du massif des Calanques à faire partie de la commune de Cassis. Au nord-est le mont Gibaou, le plus haut point de la commune, domine de ses 398 mètres le bois Marcouline et les vignobles de Cassis.

    Géologie[

    Le sous-sol de Cassis appartient au crétacé. On trouve trois grands types de sols : des sols peu profonds et d’érosion, des sols rendziniformes et sols bruns peu profonds et des sols bruns développés sur colluvions.

    Cassis (Bouches du Rhône)


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  •  

    Les Orientales « Grenade » (extraits)

    L’Alhambra ! l’Alhambra ! palais que les Génies

    Ont doré comme un rêve et rempli d’harmonies,

    Forteresse aux créneaux festonnés et croulants,

    Ou l’on entend la nuit de magiques syllabes,

    Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes,

    Sème les murs de trèfles blancs !

    Grenade a plus de merveilles

    Que n’a de graines vermeilles

    Le beau fruit de ses vallons ;

    Grenade, la bien nommée,

    Lorsque la guerre enflammée

    Déroule ses pavillons,

    Cent fois plus terrible éclate

    Que la grenade écarlate

    Sur le front des bataillons.

    Grenade efface en tout ses rivales ; Grenade

    Chante plus mollement la molle sérénade ;

    Elle peint ses maisons de plus riches couleurs ;

    Et l’on dit que les vents suspendent leurs haleines

    Quand par un soir d’été Grenade dans ses plaines

    Répand ses femmes et ses fleurs.

    L’Arabie est son aïeule.

    Les maures, pour elle seule,

    Aventuriers hasardeux,

    Joueraient l’Asie et l’Afrique,

    Mais Grenade est catholique,

    Grenade se raille d’eux ;

    Grenade, la belle ville,

    Serait une autre Séville,

    S’il en pouvait être deux.

    « Victor Hugo »

    Rêve à Grenade  !!


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  •  A Clymène

    Mystiques barcarolles,

    Romances sans paroles,

    Chère, puisque tes yeux,

    Couleur des cieux,

    Puisque ta voix, étrange

    Vision qui dérange

    Et trouble l’horizon

    De ma raison,

    Puisque l’arôme insigne

    De la pâleur de cygne,

    Et puisque la candeur

    De ton odeur,

    Ah ! puisque tout ton être,

    Musique qui pénètre,

    Nimbes d’anges défunts,

    Tons et parfums,

    A, sur d’almes cadences,

    En ces correspondances

    Induit mon cœur subtil,

    Ainsi soit-il !

    "Paul Verlaine"

    Illusions ................

     

    ******************************

    Je vais être absente pendant 3 semaines, je vous laisse mon blog qui est programmé les lundis, mercredis et vendredis , je ne vous oublie pas et essayerai de vous rendre visite de temps en temps . 

    Bisous à toutes et à tous 

    Illusions ................

     


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  • En premier plan le domaine de Luminy et ses universités

    Partons à la conquête de la Gineste

    Marseille et les îles du Frioul

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    Le Concave 

    Partons à la conquête de la Gineste

    Le Mont Puget

    Partons à la conquête de la Gineste

    Partons à la conquête de la Gineste

    La descente sur Cassis

    Partons à la conquête de la Gineste

    Belle vue sur Cap Canaille

    Nous allons quitter Marseille par le boulevard Michelet , arrivée à l’obélisque de Mazagues nous prenons la direction de la Gineste .

    Après avoir parcouru quelques km nous attaquons les lacets , dès qu’on en aura parcouru deux ou trois  on va commencer à pouvoir observer un magnifique panorama sur Marseille et les îles du Friouls  sans oublier en contre bas le domaine de Luminy qui abrite les universités 

    Au fur et à mesure qu’on avance, on quittera le point de vu sur Marseille pour se trouver  entre le massif des calanques avec notamment le Mont Puget et le massif de la Gardiole , le sommet de la Gineste qui culmine à 326 m est un axe routier spectaculaire . C’est aussi un terrain de jeux des sportifs (courses à pied Marseille- Cassis ) . Malheureusement de par ses lacets et son parcours assimilé à celui d’un rallye , c’est une route des plus accidentée de France .

    La Gineste est souvent une zone de jeux pour les incendiaires le feu le plus important eu lieu en 1990 , partant de la sortie de Marseille  et arrivant au porte de Cassis ,puis en 2009 , 2011 et 2016. , ces feux ont ravagé des centaines d’hectares de forêt .

    On trouve dans les éboulis une espèce endémique rare et protégée qui ne pousse qu’entre Marseille et Toulon, la Sabline de Provence ou Herbe à Gouffé. Ses tiges grêles s’insinuent entre les blocs et ne supportent guère les passages répétés des marcheurs. 

    Le massif  constitue un écosystème particulier. Le sol y est quasi inexistant, les falaises calcaires prolongées d'éboulis sont parcourues de très nombreuses failles et fissures dans lesquelles s'ancrent les racines des végétaux.

    Les embruns salés conditionnent la végétation adaptée: bruyères multiflore Enrica  ,coussins épineux de l'astragale de Marseille, laurier-tin, chêne kermès, salsepareille, Pin d'Alep et genévrier cade accompagnent des espèces endémiques comme la fougère scolopendre ou l'herbe à Gouffé, qui est quasiment un des symboles des calanques.

    Au total 83 espèces sont soit protégées soit inscrites sur la liste des espèces menacées.

    Après avoir passé le col de la Gineste sur la partie plate on trouvera la route qui partira au camp militaire de Carpiane , très en retrait de la route entouré de champs protégés qui servent d’entrainement .

    Puis on attaquera la descente sur Cassis en admirant le magnifique point de vu sur la Falaise de « Cap Canaille » plus haute falaise d’Europe ,  et  la magnifique baie de ce village dont la réputation n’est plus à faire !

    ******************

    lundi prochain nous nous arrêterons à Cassis 

    Partons à la conquête de la Gineste , direction Cassis

     

     

     


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  •  Sonnet.

    Une musique amoureuse 
    Sous les doigts d'un guitariste 
    S'est éveillée, un peu triste, 
    Avec la brise peureuse ;

    Et sous la feuillée ombreuse 
    Où le jour mourant résiste, 
    Tourne, se lasse, et persiste 
    Une valse langoureuse.

    On sent, dans l'air qui s'effondre, 
    Son âme en extase fondre ; 
    — Et parmi la vapeur rose 

    De la nuit délicieuse 
    Monte cette blonde chose, 
    La lune silencieuse.

    Germain Nouveau.

    Musique


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  •  

    comme chaque jour je t'aime davantage,

    Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain."

    "Rosemonde Gérard"

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    "L'amour, c'est le soleil de l'âme ! C'est ta main dans ma main doucement oubliée"

    "Victor Hugo"

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    "Il n'y a pas six ou sept merveilles dans le monde ; Il n'y en a qu'une : c'est l'amour."

    "Jacques Prévert"

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    "J'ai refermé sur toi mes bras

    Et tant je t'aime que j'en tremble"  

    "Louis Aragon"

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    "L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent : il éteint le petit, il allume le grand."

    "Roger de Bussy-Rabutin"

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    Bonne fête à tous les Valentins et Valentines


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