•                Tournesol

    Vieille fleur du Pérou au bel astre pareil,
    Sunflower, Sonnenblume, Girasol, Girassole
    L’oiseau trouve un abri sous ton grand parasol,
    Au plus chaud de l'été, éclosent tes merveilles.

    "Hélianthus annuus" ou même "grand soleil"
    Tu envahis les champs de mille têtes fières
    Qui rebrodent d'or pur notre dame la Terre
    Frissonnante d'azur, émeraude et vermeil.

    De ton coeur irradié par l'astre solennel
    Va couler la douceur d'une huile flavescente
    Radieux tournesol, sur ta tige puissante
    Tu règnes glorieux, et parais éternel !

    La folie de Vincent a cru, dans tes pétales
    Entrevoir les grands feux d'un lointain paradis
    Tu as su fasciner le grand peintre maudit
    Qui, au milieu des champs recherchait les étoiles.
    "Michèle Corti"

     Tournesol

     

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  •  La rentrée

    Vite, vite, il faut se presser,

    le réveil a déjà sonné !

    Un peu raplapla,

    toilette de chat,

    petit déjeuner,

    très vite avalé.

    Cheveux en pétard,

    un peu dans le brouillard.

    Je file comme l’éclair,

    chaussettes à l’envers…

    Vite, vite, il faut se presser,

    c’est la rentrée !!!

    "Sylvie Poillevé"


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  •  

    Amour d’un été 

    Lors d’une promenade désertée, 

    Regardant là haut  le ciel étoilé , 

    Nos pensés d’un jour où l’on s’est aimé, 

    De cet amour ,une histoire passionnée.

     

    Pour toujours un grand vœu de nous aimer,

    Dans cette quinzaine d‘années, vœu insensé;

    Jeunes inconscients, on était dépassé, 

    Et  nos chemins se sont séparer. 

     

     Tendre rêverie de l’adolescence, 

    C’est terminé avec nos vacances, 

    Amer souvenir de notre  impuissance,

    Du balbutiement de cette romance . 

     

    De cette trop belle histoire sans lendemain,

     Dont la souffrance nous rendit orphelins,

    On y repense les yeux pleins de chagrin,

    J’entends  ta voix qui me répète:  reviens !

     

    La promenade s’est finit lentement

    Toutes ces  images  s’envolent  avec le vent, 

    Faut dire adieu à cet amour d’un temps,

    Sans nous retourner, aller de l’avant !

    « Hélène »

    Écris en août 2018 

    Amour d’un été


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  •  

    La mer

    Loin des grands rochers noirs que baise la marée,

    La mer calme, la mer au murmure endormeur,

    Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,

    Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

     

    La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,

    Au profond de son lit de nacre inviolé

    Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,

    Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

     

    La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,

    À l’écart, en secret, son immense tourment,

    Que la fauve amoureuse, au large se retire,

    Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

     

    Et la brise n’apporte à la terre jalouse,

    Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :

    L’âme des océans frémit comme une épouse

    Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

     

    "Nérée Beauchemin" (1850-1931)

    La mer

     


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  •  

     

    « Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries »,

     Marcel Proust, écrivain français.

     

    « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir »  

     Matisse, peintre français.

     

    « Cueillez, cueillez votre jeunesse : comme à cette fleur, la vieillesse fera ternir votre beauté »

     Pierre de Ronsard, poète français.

     

    « Dans un grain de sable voir un monde, dans chaque fleur des champs le Paradis »

     William Blake, peintre britannique.

    Deux aquarelles commencées il y a ........et enfin terminées

     

     


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  •  Nuit africaine

    La nuit étend son voile bleuté

    Sur la forêt équatoriale...

    Partout, le silence sert d'écrin

    Aux cris stridents des singes sacrés,

    Et aux feulements graves des fauves

    Étreignant la vie des gazelles...

    Dans la savane, le murmure du vent

    Charme le génie de la nuit.

    Porteur des promesses d'une aube nouvelle

    Aux herbes couvertes de rosée.

    Bientôt luira la vie,

    Et ses enfants couleur de nuit

    Jailliront au bonheur d’ être noirs...

    "Kama Kamanda  1952, Congo"

    Extrait du livre

    « Le canari m’a dit » contes et poèmes d’Afrique

    Nuit africaine


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  •           Pousser l’escarpolette !

    Je voyais leurs jupons rirent sous leurs aisselles

    Quand en se balançant, ces jeunes demoiselles,

    Sur leurs escarpolettes, envolées jusqu’au ciel,

    M’envoyaient des baisers d’un cœur artificiel.

     

    J’entendais le lointain tout au fond des nuages,

    En jouant à cache-cache, leurs amours d’enfants sages,

    Elles se racontaient, mimant à mots couverts

    Les charmants souvenirs qu’on cueille avant l’hiver.

     

    Puis, je les admirais, ces filles en dentelles,

    Leurs gorges déployées, quand en redescendant

    Du royaume d’azur, riant à pleines dents,

    En faisant les coquettes. 

     

    Je revois ses yeux brillants, quand par accident… 

    La plus jeune et fragile dans mes bras tomba, 

    Et qu’instinctivement, ceux-ci se refermant, 

    Ma vie en succomba !

    « Hélène »

       Écrit en août 2018 

         Pousser l’escarpolette !


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  •  A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi

    Et regarder les gens tant qu'il en a

    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui reviendra

    En serrant dans ma main tes petits doigts

    Puis donner à bouffer à des pigeons idiots

    Leur filer des coups d' pieds pour de faux

    Et entendre ton rire qui lézarde les murs

    Qui sait surtout guérir mes blessures

    Te raconter un peu comment j'étais minot

    Les bon becs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand

    Car-en-sac et Minto, caramel à un franc

    Et les mistrals gagnants

    A remarcher sous la pluie cinq minutes avec toi

    Et regarder la vie tant qu'il en a

    Te raconter la Terre en te bouffant des yeux

    Te parler de ta mère un petit peu

    Et sauter dans les flaques pour la faire râler

    Bousiller nos godasses et s' marrer

    Et entendre ton rire comme on entend la mer

    S'arrêter, repartir en arrière

    Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères

    Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres

    Et nous niquaient les dents

    Et les mistrals gagnants

     A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi

    Et regarder le soleil qui s'en va

    Te parler du bon temps qui est mort et je m'en fou

    Te dire que les méchants c'est pas nous

    Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux

    Car ils ont l'avantage d'être deux

    Et entendre ton rire s'envoler aussi haut

    Que s'envolent les cris des oiseaux

    Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie

    Et l'aimer même si le temps est assassin

    Et emporte avec lui les rires des enfants

    Et les mistrals gagnants

    « Renaud 1985 »

    A m'asseoir sur un banc


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