Article publié depuis Eklablog
L'olivier
Si l'olive se souvient de son planteur
Son huile se transformera en larmes
Oh ! sagesse des ancêtres, notre corps
pour vous deviendra un habit de protection.
On va éplucher les épines par nos cils
et on va couper la tristesse
et l'enlever de notre terre.
L'olivier conservera sa couleur verte à jamais
et rentrera dans la terre comme une arme
L’olivier amer
On ne m’avait pas dit
que l’olivier était mon grand-père
ses bras ridés couverts de rugueuse peau,
un visage lumineux un fixer obscur.
Il me reconnaît même de loin
Il secoue ses branches et frémissent ses feuilles
On dit que grand-père l’avait planté avant sa mort.
Autant vigoureux dans le tronc, autant délicieux le parfum
ses petites feuilles jamais sans un grand sourire…
On ne m’avait pas dit que c’était mon grand-père
ses feuilles argentées brûlaient pour moi comme de l’encens
le plus cher grand-père l’olivier amer.


