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Le Château St Pons à Puyloubier
à regarder plein écran
Extrait d'un article paru sur "La Provence" le 18/08/2016
Depuis une petite avancée du premier étage, il faut emprunter une échelle solidement arrimée pour parvenir à la terrasse . Une fois là-haut, les vues sur Sainte-Victoire d'un côté, et la Sainte-Baume de l'autre, y sont extraordinaires. Comme l'est tout autant celle sur les champs et les vignes en contrebas. Nous sommes ici comme au milieu du ciel. L'hiver, avec la brume, on a l'impression d'être sur une île. C'est d'une beauté, on ne s'en lasse pas", s'enthousiasme Monique Curto-Nehring, propriétaire de cette bastide dite de Saint-Pons, à Puyloubier.
Arrivée en 1978, elle affirme ne jamais partir en vacances. Sa vie, elle est sur ce tertre acquis auprès d'un agriculteur du village qui a mis sept ans à accepter de vendre. À l'époque ne s'y trouvait qu'une ruine ayant abrité en son temps quelques familles de paysans. Mais, pendant des siècles y était accroché un petit établissement religieux auquel était accolée une chapelle mentionnée dès les années 1040. L'histoire ne date pas d'hier. Elle aurait pu s'arrêter là.
C'était sans compter sur l'énergie de ce petit bout de femme, de son frère et sa sœur, de son mari et d'un ami maçon. Peintre, elle passe deux ans à Londres, puis cinq à New York, avant de s'installer en Provence et de se lancer dans la restauration de sa bâtisse. Et si ses toiles représentent parfois des paysages torturés, ce n'est pas le cas de sa demeure.
"Pendant plus de trente ans, nous étions sur le chantier deux mois par an, affirme- t-elle .La difficulté ? Accepter que ce soit long, attendre d'avoir les fonds nécessaires pour pouvoir continuer. On me dit souvent que j'ai eu du courage de faire tout cela. Mais ce n'est pas le cas. Construire ce lieu, c'est créer, c'est une œuvre d'art, c'est un bonheur à chaque fois que l'on termine quelque chose."
Le résultat est là, divisé en deux lieux. L'un, privatif, est son habitation. La décoration y est chargée, mais d'époque. Le pourtour de la cheminée, en bois, est gracieusement sculpté. Non loin trône un buffet du XVIIe siècle, de l'école arlésienne. Les plafonds sont de mode marseillaise, mêlant bois et tuiles romaines plates. À l'extérieur, en haut des murs doublés de pierres du pays, l'on trouve quatre rangs de génoises. Et devant les oeils-de-boeuf sont placés des hublots récupérés dans un monastère du Cantal.
Le second bâtiment est partiellement ouvert au public. L'on y trouve une petite galerie où Monique Curto - peintre mais aussi portraitiste et restauratrice - expose ses toiles. De là, on peut se glisser dans une petite chapelle."Il a fallu deux ans de travaux pour la restaurer,détaille la propriétaire. Elle a été reconsacrée en 1999 et nommée Notre-Dame-de-Saint-Pons. La sainte vierge qui s'y trouve, je l'ai acquise lors d'une vente aux enchères, elle provient de l'ancienne chapelle des Baumettes."
Monique Curto ne souhaite pas en rester là et prévoit de relier ces deux bâtiments par "une salle de plus de 140 mètres carrés avec des murs vitrés devant et derrière. J'y organiserai des cours de peinture, des rencontres, des concerts, de la lecture de poésie..."De l'art au sein d'une oeuvre d'art, en quelque sorte.
Depuis 2016 l'échelle a été remplacée par un escalier en fer et béton, que l'on peut voir sur les photos , d'ailleurs depuis cet article beaucoup de choses ont été faite
Je n'ai pas mis les photos prises à l'intérieur elles ne sont pas très belles !!
La suite Lundi avec la beauté de l'exterieur
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