Article publié depuis Eklablog
Nous allons faire un bon en arrière pour évoquer :
Histoire des lavoirs et des lavandières
Au lavoir, les vêtements et le linge de maison étaient lavés par les femmes dont certaines, dans les gros bourgs et les villes, en avaient fait leur profession : lavandière. Le lavoir peut être accolé à une fontaine ou indépendant, ouvert ou couvert, situé dans la ville ou à sa périphérie ; quelquefois, il est campé dans la proche campagne près d’une source ou au bord d’un ruisseau. L’unité de base se compose de deux bassins, l’un pour le lavage et l’autre pour le rinçage. Le bassin de rinçage est celui qui reçoit l’arrivée d’eau ; cela se comprend, car l’eau doit être bien propre pour bien rincer. De tailles très variables selon les besoins des communautés, ils peuvent être seuls ou en batteries de deux ou de trois, rarement de plus. Dans ce pays, où le soleil est ardent, ils s’abritent souvent sous des toitures, sous des voûtes, ou quelquefois en rez-de-chaussée d’immeubles ou dans des renfoncements creusés dans des talus ou des murs de soutènement.
lavoir de Fayence
Grans les Pins
Le Val
Comps
La Garde Freinet
St Zacharie
Auriol
Petite cuve "le bugadier"
Battoirs pour le linge et caisse pour mettre les genoux
Toutes ces photos sont prise sur le net
Le lavage du linge était une activité importante en Provence et compliquée jusqu'à l'eau courante dans toutes les maisons, c'est-à-dire bien après la deuxième guerre mondiale. C'est donc depuis moins de 50 ans que les lavoirs ne sont plus utiles, sauf dans quelques villages
Un lavoir se dit en provençal un lavadou et dans certaines régions comme le Var, il peut se dire aussi le lavandou d'où le nom de la commune du Lavandou située aux pieds de Bormes les Mimosas. Jusqu'au début du 20ème siècle, le Lavandou était un quartier de Bormes, celui des pêcheurs et un tableau montre justement les femmes de pêcheurs en train de laver le linge dans un lavoir proche du port en 1736.
La lessive se dit la bugado. Il faut donc des buandières pour faire la bugado, c'està-dire des bugadarello en provençal. Cette bugadière ou buandière travaille en milieu fermé, dans une pièce fermée appelée buanderie.
La lavandière, en provençal la lavandiero, est celle qui va laver le linge à la rivière ou au lavoir avec de l'eau chaude et de la cendre, puis, avec le modernisme avec de l'eau chaude et du savon de Marseille bien sûr et un battoir.
Pour les hameaux et les cités où il n'y avait pas de lavoirs, c'est à dire bien souvent jusqu'à la fin du 18ème siècle, le lavage se faisait dans les mares, les étangs ou sur le bord des rivières, et le linge était mis à sécher sur les galets.
Et ce travail était long et pénible, car pour le plus grand nombre de familles, celles qui n'avaient pas la possibilité d'avoir des blanchisseuses à demeure, la grande lessive avait lieu une fois ou deux par an, au printemps et à la fin de l'été. Le trousseau de linge de la jeune mariée était énorme, contenait suffisamment de draps, de torchons, de chemises, de serviettes pour tenir la maison pendant 6 mois voire un an.
La lessive du printemps s'appelait alors la grande lessive, au contraire des petits nettoyages de quelques pantalons qui se faisaient selon les besoins, plus souvent, au petit bassin de pierre ou à la mare de la ferme.











