Eugène Piron.....................
Eugène-Désiré Piron, dit Eugène Piron, né le 30 avril 1875 à Dijon, mort le 17 novembre 1928 à Salon-de-Provence,
est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1903.
Eugène-Désiré Piron est fils du sculpteur Désiré Piron. Il élevé parmi les plâtres et les statues et c’est tout naturellement
qu’il souhaite embrasser la même carrière que son père. Il est le petit-neveu du poète Alexis Piron, à la mémoire duquel
il réalisera un monument.
Il débute par la peinture. Le musée des beaux-arts de Dijon conserve de lui une toile intitulée Le Château des Gendarmes
à Dijon (1890).
En 1894, il entre à l’école des beaux-arts de Dijon où il devient l’élève de François Dameron puis d’Ernest Bouteiller. En 1898,
il obtient une médaille d’honneur et une bourse départementale qui lui permet de se présenter à l’école des beaux-arts de
Paris où il est admis la même année.
Élève de Louis-Ernest Barrias et de Jules Coutan, après avoir reçu plusieurs récompenses, il monte en loge pour le prix de Rome
en 1902 et il obtient le premier grand prix de sculpture en 1903 pour son bas-relief Dalila livre Samson aux Philistins.
Il réside de 1903 à 1907 à la Villa Médicis alors dirigée par le sculpteur Eugène Guillaume puis, au décès de ce dernier, en 1904,
par le peintre Carolus-Duran. Il profite de son séjour pour parcourir l’Italie de Naples à Padoue, de Venise à Florence mais
également pour se rendre à Athènes.
Membre de la Société des artistes français, il est classé « hors-concours » au Salon de Paris en 1907 pour le bronze du Petit
faune dansant, exécuté à Rome.
En 1923, Piron quitte la Capitale pour s’installer définitivement à Salon-de-Provence, où, ayant décidé de mettre fin à ses jours,
il meurt dans son atelier, le 17 novembre 1928. Il est inhumé dans le cimetière Saint-Roch.
Il est chevalier de la Légion d'honneur.
Des rues de Salon de Provence et de Dijon portent son nom.
Monument aux mort d'Aix en Provence, nommé "Sublime réveil" détails en dessous



Il sculptera le monument aux morts directement dans la falaise de safre, au fond du cimetière Saint-Roch en 1924.
Oeuvre unique en son genre, allégorique, qui pourrait être une version laïque de la Résurrection et du Jugement Dernier.
Un soldat s'engouffre dans une brèche en sonnant « Le Sublime Réveil »
Ceux qui dorment dans la tombe, sortent à l’appel du clairon, version laïque de "...l’heure où ceux qui gisent dans la tombe
en sortiront à l’appel de la voix du Fils de l’Homme ; ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie..."
Sur la paroi, des visages, des têtes apparaissent, des soldats morts pour la France s'éveillent d'un long sommeil, saluent, les
drapeaux couronnent des poilus casqués. Une femme est là aussi, qui représente t-elle ?? Une veuve, une mère ? ou est-ce
le symbole féminin qu'il fallait à une telle oeuvre ?
Au pied de cette sculpture, les dalles funéraires de marbre blanc s’entassent dans un pêle-mêle étudié. Elles ont l’air d’être
cassées mais cela fait partie de la symbolique du monument. On peut remarquer qu’aucun des noms gravés n’est abîmé.
Eugène Piron est inhumé au pied de son oeuvre.
Monument inauguré le 11 novembre 1925.
Monument aux morts de Dijon 1925 "avec la participation de P Gasqet J Dampt"
Monument aux morts "Auroux"1923
Monument aux morts " Peroy les Gombie "1919
Villa Messner Dijon 1912-1913
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