Georges Diebolt ............................

Georges Diebolt est né à Dijon, rue Portelle, le 6 mai 1816. Il est le fils de l'ébéniste André Diebolt et de Suzanne Ponsard
son épouse.Georges Diebolt est formé à l'école des beaux-arts de Paris et obtient le premier prix de Rome pour son bas-relief
La Mort de Démosthène en 1841 avant de séjourner à la villa Médicis à Rome. Il envoie La Villanelle au Salon de 1848 où elle
est remarquée par Théophile Gautier qui la décrit ainsi : « Une tête charmante et devant laquelle tout autre qu'un critique forcé
de jeter au moins un coup d'œil à cinq mille objets d'art resterait en contemplation des heures entières, c'est la Villanelle de
M. Diébolt. Il est impossible de voir un profil plus fin, plus pur, plus régulier, une sérénité plus candide et plus douce. La coiffure
est ajustée avec une grâce parfaite et encadre à merveille la coupe du front ».
Il peint des tableaux de style romantique comme Héro et Léandre exposé dans la grande galerie XIXe siècle du musée
Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand.
Il bénéficie des commandes publiques sous le Second Empire : il est sollicité pour des œuvres monumentales et reçoit la
Il est enterré au cimetière du Montparnasse.
Œuvres
Il traite aussi bien des sujets religieux comme Saint-Jean l'Évangéliste érigé au premier étage de la tour Saint-Jacques à Paris,
dont la restauration a été reprise à partir de 1852, ou des sujets contemporains comme La Victoire maritime ornant la face avale
du pont des Invalides en 1854.
Il réalise des œuvres pour des fontaines publiques comme à Nîmes avec James Pradier, et participe aux décorations des
aménagements du Palais du Louvre inaugurés par Napoléon III en 1857. On lui doit également les deux groupes de putti
qui surplombaient le Palais de l'Industrie construit pour l'Exposition universelle de 1855 qui ont été remontées dans le parc
de Saint-Cloud après sa démolition.
C'est pour sa participation à la décoration du pont de l'Alma à Paris qu'il passe à la postérité en sculptant deux des statues
de soldats commandées pour rendre hommage à l'armée de la Guerre de Crimée (1854-1855), le Zouave et le Grenadier,
inaugurées le 15 août 1858.
Ces œuvres monumentales ont été retirées lors de la réfection du pont en 1963 et réaffectées. Le Zouave de Diebolt a été
réérigé près de la berge droite de la Seine sur pont de l'Alma modernisé et continue à servir de repère pour les crues du fleuve.
Le Grenadier a été transféré à Dijon, ville natale de Georges Diebolt, et installé en bordure du lac Kir en 1970, sur la route
de Paris.

Le Grenadier " Dijon"

Le Zouave "pont l'Alma Paris"

La France assise sous les armes impériales "palais du Louvre"

La victoire maritime "pont des invalides"

Duerceau "palais du Louvre"
*************************************************